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Ward Al Dimashqi, libraire ambulant

C’est lui qui est à l’origine du premier Salon du livre arabe du livre de Nancy, qui s’est tenu les 30 novembre et 1er décembre derniers, lorsqu’il a contacté les associations France Syrie Entraide et Diwan en Lorraine pour leur proposer de venir vendre ses livres.

En une heure, avec ses amis, Ward Al Dimashqi couvre une douzaine de tables de piles d’ouvrages, plus d’un millier. Des romans, de la poésie, des ouvrages d’histoire, des traductions arabes des classiques de la littérature mondiale…

Cela fait quatre ans qu’il s’est lancé dans cette aventure. D’abord par nécessité. Il est arrivé de Syrie à l’âge de 23 ans en Autriche, avec quelques livres pour tout bagage. Pas de toit, pas d’argent, pas de contacts. Sa demande de soutien matériel lui a été refusée au motif qu’il n’en avait pas besoin : il avait en effet appris très rapidement l’allemand… N’ayant que ses livres à vendre pour vivre, il a eu l’idée de se faire libraire itinérant, pour faire parvenir les livres aux lecteurs arabes installés en Europe.

Ward Al Dimashqi a aujourd’hui 27 ans. Il a créé sa société basée en Autriche et sillonne l’Europe avec sa voiture chargée de cartons de livres. Les plus grandes manifestations et salons du livre ne sont pas ses principaux rendez-vous, car le coût d’un stand y est bien trop élevé. Mais il a identifié, notamment par le biais des associations d’aide aux réfugiés syriens, des manifestations plus accessibles. Aujourd’hui, dans une quarantaine de villes d’Europe, il amène aux lecteurs des ouvrages en arabe qui y sont trop peu diffusés.

Il raconte son parcours et explique son projet ici.

Si vous souhaitez le faire venir, envoyez-lui un message via Facebook.

Kenza Sefrioui

 

13 janvier 2020