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Les sentiers de l’indiscipline

L’indiscipline, c’est avant tout une quête de liberté et de justesse. Une éthique du décentrement, qui consiste à sortir des chemins balisés, à assumer son autonomie vis-à-vis des pouvoirs et des institutions en place, à oser des pas de côté par rapport aux cadres de savoirs étriqués, à refuser dogmes, identités et traditions figées… Elle est pensée agissante, vécue et transmise par des artistes, artisans, écrivains, scientifiques, travailleurs sociaux et culturels, philosophes, soucieux de l’humain et d’un monde déhiérarchisé. Et ce livre, un voyage sans frontières à travers ce concept aux ramifications infinies.

Extrait de la conclusion

« En faisant, dans ce livre, un long voyage par l’art, la littérature, les réalités complexes, l’histoire, la philosophie, les rêves incandescents, j’ai découvert à quel point l’indiscipline nous aide, même à notre insu, à cheminer dans la vie et croire que l’impossible n’est pas hors de portée. J’ai réalisé que si la discipline cherche à préserver l’espèce, l’indiscipline permet de régénérer l’humain, que celui-ci est d’abord une énergie vivante, une force en puissance et sans la possibilité de s’émerveiller, se dépasser, s’interroger, il ne serait pas constamment en devenir. Que la discipline, entendue comme mode autoritaire de gouvernement des hommes, si elle nous aide à survivre instantanément, ne peut permettre sur la durée à l’humain de se réinventer pour s’en sortir et encore moins s’épanouir, ni séparément ni ensemble. Et que si la discipline est la chanson de l’heure qui tourne dans le gramophone, l’indiscipline est l’écho de musiques intimes qui donnent du sens à nos élans de vie. »

Les sentiers de l’indiscipline | Driss Ksikes | novembre 2021 | 314 pages | 90 DH / 20 €

16 octobre 2021